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L’Exploration de l’ADN équestreLe monde de la science a nettement changé depuis 1962 quand Maurice Wilkins, Francis Crick et Jim Watson se partagèrent un prix Nobel pour leur découverte remarquable de la structure en double-spirale de l'ADN - les molécules dont les gènes sont faits. Décrite comme le « plan de la vie » la découverte de la mémoire génétique a engendré une série de découvertes notables sur l'ADN d'humain. Par exemple, suite à leur conversion forcée au christianisme en 1492, beaucoup de juifs espagnols ont immigré aux frontières du Nouveau Mexique. Sans le savoir, ils ont conservé des traces de leur éducation religieuse d’origine et ont inconsciemment transmis un trait génétique destructif à leurs descendants. Bien que leur progéniture ait pratiqué le catholicisme pendant des siècles, les descendants de cette population juive ont un ADN qui comporte une mutation de gène qui est un facteur carcinogène. Grâce à une étude génétique récente, ce défaut d'ADN rare a été découvert et la population en a été avertie. De plus, selon la théorie de Clovis, l’Amérique du Nord fut peuplée par les hommes venus par la bande de terre qui reliait la Russie à l'Alaska il y a 12.000 ans, à la fin de la dernière période glaciaire. C'est sur ce dogme que s’est basée la science depuis que Franklin Roosevelt fut élu président. Cependant, l'ADN récemment prélevé sur les dents d’une mâchoire inférieure humaine trouvée dans une caverne de l'Alaska a démoli la théorie de Clovis sur l'immigration par voie de terre. Représentant l'échantillon d’ADN d'humain le plus ancien jamais prélevé sur le Nouveau Continent, cette nouvelle preuve laisse supposer que les humains ont commencé à émigrer en Amérique du Nord il y a près de 30.000 ans. Cette nouvelle découverte révolutionnaire suggérant que les humains aient immigré sur des bateaux le long de la « route du varech » qui suit la côte occidentale des Amériques, a permis une meilleure compréhension de la première colonisation du nouveau monde. Inspiré par de telles découvertes, et avec l'aide de professeur Matthew Binns, qui a séquencé l'ADN de Prjevalski pour déterminer les origines du cheval, les prélèvements d'ADN du Long Riders’ Guild Academic Foundation aideront à créer la première bibliothèque au monde consacrée aux codes génétiques équins. Puisque chaque cellule vivante contient l'équivalent des données de 200 exemplaires de l'annuaire téléphonique de Paris, les chercheurs entreprennent maintenant un certain nombre d'investigations essentielles à la recherche sur les ADN équins. Un des domaines de la recherche préliminaire sur les molécules donne raison à Ewart: les chevaux modernes descendent non pas d'une mais de plusieurs espèces sauvages. Puisqu'au moins 77 juments sauvages ont transmis leurs gènes aux races de chevaux contemporaines, la théorie de Darwin sur une origine unique de la domestication du cheval peut être éliminée. Parce qu'il y a des milliers de différentes chaînes d'ADN équin, et que chaque molécule pourrait apporter une réponse possible à un problème ou à un puzzle particulier, il reste néanmoins encore une multitude d'énigmes équines à résoudre. Voici quelques exemples de ce qui pourrait être étudié grâce à la création d'une base complète de données d’ADN équin :
Il y a une foule d'autres puzzles que les scientifiques sont désireux d'étudier, y compris celui du comportement du cheval, du code de la vie de chevaux de course légendaires, du développement de l'embryon équin et de la préservation génétique des races menacées. Mais pour déclencher cette marée de découvertes, le monde du cheval doit s’investir dans cet effort équin international sans précédent. |
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